Synatom gère l’amont du cycle du combustible
Mission. En Belgique, Synatom détient l’exclusivité de l’approvisionnement en uranium. Sans être elle-même opératrice industrielle, l’entreprise gère toute la phase, dite ‘amont’, depuis l’extraction de l’uranium naturel jusqu’à la mise à disposition de l’uranium enrichi pour la fabrication des éléments combustibles. Entre l’extraction et le début de la fabrication, Synatom gère toutes les étapes intermédiaires commerciales et techniques.
Une exclusivité confiée à Synatom. Depuis 1977, les électriciens belges confient à Synatom l’approvisionnement en uranium naturel et les services de conversion et d’enrichissement. L’objectif sur le long terme est de sécuriser l’approvisionnement nécessaire à l’exploitation et d’en sécuriser les coûts.
Un travail de long terme fructueux. Synatom couvre les besoins des centrales nucléaires belges principalement par des contrats de long terme et des stocks essentiellement en ligne avec les recommandations d’Euratom, à savoir disposer d’une réserve de deux ans. Cette stratégie porte ses fruits. Chaque année depuis vingt ans, les prix d’approvisionnement de Synatom sont en dessous des prix moyens obtenus par ses confrères en Europe et publiés par Euratom.
Un marché de l’uranium volatile. Synatom est restée confiante dans cette stratégie, malgré les importants soubresauts qui ont secoué les marchés de l’uranium. D’une part, l’entreprise profitait de sa position stable, résultat de ses contrats de long terme. D’autre part, elle se refusait à se laisser emporter par des mouvements qui lui semblaient relever de la spéculation.
Un marché de l’enrichissement réduit. Synatom est actionnaire à hauteur de 11 % dans l’installation d’enrichissement Eurodif (AREVA). L’enrichissement de l’uranium n’est pratiqué que par un très petit nombre de sociétés dans le monde. Pour le reste, elle dispose d’un carnet de contrats à long terme diversifiés auprès des autres entreprises.