Les centrales nucléaires belges actuelles arriveront un jour au terme de leur vie. Il faudra les démanteler. Il faudra aussi continuer à gérer les déchets nucléaires. Depuis maintenant plus de vingt ans, de l’argent est mis de côté pour se préparer à cette échéance. L’évaluation des besoins, la constitution des provisions et leur gestion font l’objet d’un cadre légal strict et de procédures claires. Et les autorités les contrôlent en continu.
C’est le 3 avril 2007 qu’est arrivé en Belgique le dernier transport majeur de déchets nucléaires vitrifiés en provenance de La Hague en France. Ce faisant, 99 % de la radioactivité totale présente dans le combustible des centrales nucléaires belges envoyé pour son retraitement est ainsi rapatriée dans le cadre des contrats de retraitement existants.
L'uranium est régulièrement abordé dans le débat sur l'énergie nucléaire : les stocks mondiaux d'uranium ne suffiraient plus que pour trente à quarante ans de production d'électricité et leur prix augmenterait de façon exponentielle. C'est du moins ce qu'affirment les opposants à l'énergie nucléaire. Qu'en est-il alors?